A Ce que les philosophes disent des religions

 

Introduction :

 Penser la religion.

 Pas d’histoire des religions sans philosophie des religions et de la religion.

Les sciences religieuses ne tuent pas la philosophie ni la théologie.

Entre interprétation philosophique et explications scientifiques du fait religieux

Les grandes questions posées :

               - distinction entre privé et public (Hobbes)

               - écrire une histoire naturelle de la religion (Hume)

               - pour une reconnaissance publique d’une « religion civile » (Rousseau)

               - pour une fondation rationnelle de la religion sur la morale (Kant)

               - la religion comme « province particulière » de l’âme humaine (Schleiermacher)

               - déterminer la relation entre les « représentations » religieuses et la pensée conceptuelle (Hegel)

               - importance de Nietzsche, Bergson dans l’histoire des religions.

- Métaphore du volcan :

Nous habitons les pentes d’un volcan non définitivement éteint.

Un savoir empoisonné : révision déchirante de notre identité culturelle.

- Salutaire démystification du mythe de la virginité épistémologique de la recherche scientifique.

Collusion entre recherche et idéologie.

Présence des catégories passées (primitives) pour comprendre le présent : fétichisme, totémisme, animisme, syncrétisme, mythologie et ritualisme, victimisation…

- Un art du crépuscule :

l’anthropologie découvre les mythes à la fin de leur efficacité

L’Occident fatigué rêve à un ressourcement en même temps qu’il en sent l’exténuation.

- On trouve du religieux là où on ne pensait pas le trouver : le désenchantement du monde, le capitalisme et  le protestantisme.

Enquête sur les sources non-rationnelles de notre rationalité moderne.

- Une quête de sens contemporaine qui renonce à une rationalité directe, pour emprunter des visions mystiques non religieuses.

- Les religions ont droit de séjour dans la culture moderne.

L’homme moderne a un besoin impératif de continuité avec les religions.

En France, ça ne va pas de soi, où quiconque parle de religion a le plus grand mal à ne pas être pris pour un théologien (théoricien donc apologète irrationnel d’une religion particulière – surtout catholique).

Les grandes questions posées :

- distinction entre privé et public (Hobbes)

- écrire une histoire naturelle de la religion (Hume)

- pour une reconnaissance publique d’une « religion civile » (Rousseau)

- pour  une fondation rationnelle de la religion sur la morale (Kant)

- la religion comme « province particulière » de l’âme humaine (Schleiermacher)

- déterminer la relation entre les « représentations » religieuses et la pensée conceptuelle (Hegel)

- importance de Nietzsche, Bergson dans l’histoire des religions.

I Thomas HOBBES (1588-1679)

1651 : Leviathan. Traité de la matière, de la forme et du pouvoir de la république ecclésiastique et civile.

(monstre mythologique des mers)

Le bien public l’emporte sur la confession privée.

«  L'homme est un loup pour l'homme. »

Après deux révolutions britanniques et la guerre de religion : besoin de paix confié à l’Etat.                                   

1/6. Il faut un Etat fort pour ramener la paix

Causes des troubles : l’Eglise se prend pour le royaume de Dieu.

Les croyances créent des conflits : il faut un Etat arbitre (un Dieu mortel).

Très moderne : nous touchons terre pour la première fois dans l’histoire.

Référence chrétienne (paulinienne) : obéissance à l’autorité politique (Rom 13, 1-6).

Le seul credo : « Jésus est le Christ. »

2/6. La religion comme germe naturel, Dieu comme premier moteur raisonnable.

Situation des hommes :

- croyance en des esprits

- ignorance des causes

- vénération de ce que l’on craint

- croyances en des présages

3/6. Diverses interprétations :

- l’ordre civil est une partie du royaume de Dieu (le judaïsme)

- les devoirs du citoyen comprennent un culte aux divinités (les Gréco-latins païens)

La religion toujours au service du bien public des citoyens.

Mais

- après un état de nature sans Etat,

- puis une religion d'Etat,

- la religion s’oppose à l’Etat s’ils se distinguent.

Le nouvel Etat doit gérer le conflit entre eux.

4/6. Le christianisme comme nouvelle solution (un nouveau christianisme) :

Le Royaume de Dieu est séparé de l’Etat

(« Mon royaume n’est pas de ce monde »)

Un ici-bas et un au-delà.

Hobbes reproche aux prêtres (catholiques aussi bien que réformés) de ne pas l’avoir compris et d’avoir détourné les Ecritures.

Texte :                                                                                               

«  De même, il y a un culte officiel et un culte privé. Le culte officiel est celui dont s’acquitte une République agissant comme une personne unique. Le culte privé est celui que rend une personne privée. Par rapport à la République considérée comme un tout, le culte officiel est libre ; mais il ne l’est pas par rapport aux individus. Le culte privé est libre quand il est rendu dans le secret ; mais quand il est rendu à la vue de tous, il connaît toujours certaines limitations, soit de la part des lois, soit de l’opinion des hommes, ce qui est contraire à la nature de la liberté. »

Rien n’oblige le citoyen à déclarer sa foi ni à s’opposer à son souverain, pas même sa conscience.

Le souverain politique est le chef du culte public de Dieu et tranche toutes les questions litigieuses (hérésies).

Auctoritas, non veritas facit legem (c’est l’autorité et non la vérité qui fait la loi).

Pour une religiosité ésotérique et intérieure.

5/6. Distinctions essentielles :

- foi interne (fides) et foi déclarée (confessio)

- veritas et auctoritas à distinguer

- morale et politique à distinguer

6/6. Conclusion :

Neutraliser, dépolitiser la foi

Obéir à l’Etat, seul garant de la paix civile.

(Réaction à une situation de violence civile, comme aujourd'hui)

II. David HUME (1711-1776)

1757 : The Natural History of Religion (Histoire naturelle de la religion)

Deux questions toutes nouvelles :

le fondement de la religion dans la raison

son origine dans la nature humaine, grâce à l’analyse de l’expérience

1/5. 1739-40 : Traité de la nature humaine.

« L’univers entier annonce l’existence d’un Auteur intelligent. »

« L’ordre du cosmos prouve l’existence d’un esprit tout puissant. »

Preuve téléologique de l’existence de Dieu (en rapport avec la finalité de l’homme).

Mieux : « physicothéologique ».

A rapprocher de la notion de « divin architecte ».

2/5. Mais la croyance fondée sur la raison (théorie traditionnellement théiste) ne tient pas.

Rappel :

Théisme : un Dieu personnel et unique créateur du monde.

Déisme : un Dieu créateur sans notion de révélation.

« Les premières représentations religieuses ne provenaient pas  d’une contemplation des œuvres de la Nature, mais […] des événements de la vie humaine, de la variété et de la contrariété que nous y trouvons. »

Puisque la divinité était invisible, incompréhensible, les passions et les sentiments ne pouvaient être des moyens de la connaître.

L’histoire des religions s’appuyait non sur des réflexions rationnelles, mais sur des peurs irrationnelles.

3/5. Derrière les forces impersonnelles de la nature, l’homme suppose des  puissances personnelles, qu’il espère impressionner en leur rendant un culte.

Les dieux comme représentations de causes inconnues (polythéisme).

Puis concentration sur une divinité unique, plus puissance encore.

Puis diversification du Dieu unique trop inaccessible : nouveau polythéisme, « flux et reflux ».

Rien que superstition populaire, à distinguer du théisme philosophique des savants.

4/5. Questions morales en mono- et polythéisme

Les croyants se dépensent pour obtenir les faveurs de leur Dieu : ils persécutent les adorateurs d’autres dieux.

Le monothéisme est source d’intolérance.

Persécution, courage, absurdité, conviction d’un côté.

Tolérance, soumission, bon sens, doute de l’autre.

Sauf à laisser une place modératrice à l’Etat.

(Bien entendu trop systématique : cf. les faux monothéismes)

5/5. Une théorie épistémologique. Des lois de la connaissance.

Deux instances :

- les objets impressionnent le sujet : il en tire, après observation, des idées simples.

- des hypothèses précèdent l’expérience (théorèmes mathématiques)

Or « la notion de nécessité [par exemple le lien entre la cause et l’effet] existe dans les esprits, non dans les objets ».

III. Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778) 

Une religion morale fondée sur la raison.

Pour une religion civile.

1/3. Discours sur les sciences et les arts (1750)

« Sans cesse on suit des usages, jamais son propre génie ».

Plus les sciences et les arts progressent, plus la morale pâtit.

« L’homme est bon naturellement et c’est par les institutions seules que les hommes deviennent méchants. »

L’homme doit donc bien distinguer ses aptitudes innées des aptitudes acquises.

2/3.  La Profession du vicaire savoyard (1758) intégrée à l’Emile.

Deux types de religions : celle de l’homme (culte intérieur au Dieu suprême) et celle du citoyen (valable dans un pays, avec ses propres dogmes, rites et cultes).

Contre la religion naturelle des philosophes (théisme).

Contre la religion révélée des théologiens (« Que d’hommes entre Dieu et moi ! »)

« Qui saurait faire le bon choix entre les trois grandes religions européennes ? »

« Le culte essentiel est celui du cœur. »

La conscience personnelle est l’instance infaillible qui dicte les maximes de la vie sociale.

Pas de jugements, mais des sentiments.

3/3. Le Contrat social (1762) : vers une religion civile.

La religion, à l’origine, a légitimé les communautés politiques : les guerres sont sacrées, d’une communauté contre une autre.

Le christianisme a tout changé, mais la concurrence entre Etat et religion a alimenté les guerres civiles.

Dilemme permanent : guerre entre les peuples ou guerre entre les citoyens.

Il faut une communauté politique basée sur la raison.

Ni religion de l’homme, ni religion du citoyen.

Union des deux : aimer chaque homme comme son frère et aimer sa patrie.

« Il n’existe qu’un principe, négatif : l’intolérance. »

Une religion universelle, donnée en conscience à chaque homme.

IV. Emmanuel KANT (1724-1804)

A la fois connaissance (d’après Hume) et morale (d’après Rousseau).

Critique de la raison pure (1781)

Critique de la raison pratique (1788)

La religion dans les limites de la simple raison (1793)ne reconnaissance publique de la religion.

1/3. Exclu de la connaissance sûre : Dieu, idée transcendantale qui ne peut être prouvée.

Comme l’immortalité de l’âme et la liberté de l’homme dans l’initiative de ses actions.

Ce sont des postulats à fonctions régulatrices. Des postulats de l’éthique.

Or la religion relève du domaine du devoir moral (distinct de celui de l’être).

La religion est la connaissance de tous nos devoirs comme commandements divins.

2/3. La connaissance morale n’a pas besoin d’une religion, mais de la raison.

Qui décide de l’intemporel, de l’universel, du général, de l’immuable.

Mais une religion instituée (le christianisme) peut préparer à la religion fondée sur la raison, en être un véhicule.

Si le laïc s’affranchit de la tutelle ecclésiastique et trouve dans sa croyance la source d’une morale à valeur d’obligation universelle.

Pour ce faire, il a besoin de la raison.

3/3. Querelle des Facultés (1798)

La théologie, le droit et la médecine asseyent leurs enseignements sur leurs livres.

C’est la faculté de philosophie qui doit établir les critères.

Pour la théologie, c’est la philosophie qui doit transformer une foi d’église en foi religieuse pure.

V. Johann Gottfried HERDER (1744-1803)

Théologien et prédicateur : il réhabilite les religions historiques, des religions historiques maltraitées par Hobbes, Hume, Rousseau et Kant.

1/3. Traité de l’origine du langage (1771)

Le langage est-il une invention des hommes ou un don de Dieu ?

La perfection de la grammaire prouve une origine divine.

Trop de symboles pour qu’il soit inventé par les hommes.

Les mots ont aussi et surtout une dimension émotionnelle.

«  Plus les langues anciennes et originaires, plus les sentiments mêmes s’entrecroisent dans les racines des mots »

« L’esprit métaphorique » est présent dans toutes les langues.

Les métaphores ont leur origine dans l’essence même du « parler » et de l’ « écouter » : non de l’individu, mais de la « nation » et de la spécificité de sa manière de penser.

Seule l’étude de l’histoire restitue la signification pleine et entière des mots (étymologie).

2/3. Philosophie de l’histoire pour contribuer à l’éducation de l’humanité (1774)

Opposition aux conceptions en vogue sur la raison.

La culture authentique n’est pas une affaire intérieure et universelle, mais extérieure, liée à l’époque et particulière.

L’appauvrissement de la civilisation européenne nécessite une étude philosophique des langues.

Ce sont les religions qui ont le mieux préservé dans les langues ce que nous ne savons plus comprendre.

« La religion est l’élément dans lequel tout vit, tout baigne. »

3/3. Idées pour la philosophie de l’histoire de l’humanité (1784-85)

L’homme n’est pas devenu ce qu’il est par lui-même.

La « tradition » est le présupposé même de la vraie culture.

Nulle pensée ne peut être transmise d’un homme à l’autre sans la médiation du signe visible qu’est le mot.

De cette manière, et de cette manière seulement, l’invisible peut devenir visible et l’histoire passée être conservée pour les générations à venir.

« Dans cette « chaîne de la tradition », la religion occupe la place d’honneur, y compris la religion des peuples sauvages aux confins de la terre. »

« La religion est la tradition la plus ancienne et la plus sacrée sur terre, elle est à l’origine de toute culture. »

Le mépris de la tradition qui sévit à l’époque apparaît comme la conséquence d’une prise de pouvoir par l’intellect, responsable de la mécanisation de la vie et de l’appauvrissement des âmes.

VI. Friedrich SCHLEIERMACHER (1768-1834)

Revalorisation des religions positives, piétisme, romantisme, ferveur des sentiments et proximité de la nature.

Discours sur la religion à ceux de ses contempteurs qui sont des esprits cultivés (1798)

1/6. Mépris ambiant à l’égard des religions positives (persécutions en leurs noms, absolutisme, cléricalisme et Révolution française).

Il s’agit de revoir tous les préjugés sur les religions.

2/6. Une nouvelle doctrine de l’interprétation (herméneutique) : ce qui est normal, c’est le malentendu.

Deux positions en effet :

- la compréhension est spontanée et il faut éviter la compréhension erronée (position laxiste) ;

- la compréhension  erronée est première et il faut rechercher  la compréhension point par point (position rigoureuse).

Sa méthode spécifique : éviter le malentendu, moment faisant partie intégrante du processus dont il faut l’exclure.

3/6. La religion n’est pas d’abord morale et métaphysique, ni action ni pensée.

Mais contemplation intuitive de l’univers et sentiment.

Comme troisième instance autonome, elle est également indépendante des règles et des doctrines.

4/6. La religion réside dans « le sens et le goût de l’infini » : sa source est en l’univers et non en Dieu.

L’observateur est passif : on ne peut pas la fixer dans des mythes et des doctrines.

Pas de révélation définitive et obligatoire, mais des variantes individuelles historiques.

5/6. L’étude de l’histoire des religions rend l’observateur riche de toute la nature humaine.

Et « celle-ci, dans toutes les formes qu’elle prend, n’est que votre moi propre, multiplié, plus distinctement diversifié,  et pérennisé dans toutes ses modifications. »

6/6. Le discours comme genre littéraire idéal.

Mieux que le livre (trop loin de la vie originelle) et que le dialogue (trop léger).

La transmission de la religion ne peut se faire que par le discours.

Médium entre l’individu comme inéluctable instance en matière de religiosité et débat public.

VII. Georg Wilhelm Friedrich HEGEL (1770-1831)

Préface à Philosophie de la religion, de Hinrich (1822)

1/6. Très critique à l’égard de Schleiermacher.

La religion ne peut pas être fondée sur un sentiment de dépendance.

L’immédiateté d’une relation n’est que quelque chose de naturel à quoi manque la conscience.

De là critique de tous les romantiques :  ce qu’ils glorifiaient comme unité de la nature et de l’esprit était quelque chose d’animal, un départ seulement de l’histoire humaine.

Les sentiments de départ doivent recevoir leur légitimité.

2/6. Leçons sur la philosophie de la religion

Dans les religions naturelles, le spirituel coïncidait avec le naturel.

C’est seulement dans les religions positives qu’on peut voir un objet de connaissance rationnelle.

« L’immédiateté est l’état naturel ; mais la conscience s’élève au-dessus de la nature. »

Les religions distinguent d’elle-même l’esprit de la nature, le vrai du naturel.

C’est « l’élévation au-dessus du naturel » qui fait émerger un savoir rationnel dans l’histoire des religions.

3/6. Kant avait séparé les catégories de la pensée des choses en soi.

Pour Hegel, l’extérieur et l’intérieur étaient toujours en interaction.

Où et comment, dans l’histoire de l’humanité, émerge la conscience d’une différence entre sujet et objet, entre esprit et nature ?

A chercher dans l’analyse des religions asiatiques.

4/6. En Inde, le degré le plus bas : union de l’esprit et le la nature.

Il révise son point de vue un peu plus tard.

« L’esprit renferme essentiellement le moment du rapport négatif à la nature. »

Donc la philosophie indienne connaissait bien la différence entre esprit et nature.

L’individu ne pouvait s’y libérer de la nature qu’en se plongeant, par la contemplation, dans la substance générale d’où naît le Tout.

Seule solution : ne pas résister, mais se confondre et s’évanouir dans l’inconscience.

Après des conférences sur la Bhabavadgita (1825-26), nouvelle retouche.

La contradiction d’exiger des actes et à la fois le renoncement à l’action.

5/6. Dans la religion chrétienne au contraire, la tension avec le monde se réalise.

Car l’individu délivré restait à l’intérieur du monde, même reconstruit après unification à la substance philosophique.

6/6. Dieu, l’éthique et le salut demeurent bien des représentations irréductibles.

Mais à l’inverse des romantiques, la « méditation » n’est pas pour Hegel l’union avec la nature, mais une « représentation » engendrant une forme de conscience pour l’homme d’être uni à la substance divine.

Ces conceptions parlent du positionnement de l’individu dans la division entre esprit et nature.

Ainsi l’histoire de la religion documente le processus d’émergence de la subjectivité.

VII Arthur CHOPENHAUER (1788-1860)

Reconnu seulement à 66 ans.

Encourage ses lecteurs à lire Kant, Platon et les Védas

1/2. Le moi logique de Kant ne peut être conditionné par la conscience.

Il faut y ajouter la Volonté, le vouloir-vivre, qui précède la différenciation sujet-objet.

La connaissance du tout, de l’essence des choses en soi est pour la Volonté un calmant.

Il l’appelle « ascèse » : la vie des saints, la mort volontaire des hindouistes.

2/2. Comme « la conscience dérive de la volonté », « nous voyons toutes les religions, à leur sommet, aboutir au mysticisme et aux mystères, c’est-à-dire se voiler d’ombre ».

Hegel relie les sources indiennes à une option actuelle : la négation de l’individuation.

 

Mots-clés 

Hobbes : religion, bien public, violence et paix, Etat, Eglise, nature, veritas vs auctoritas.

Hume : raison, expérience, auteur intelligent, contemplation, peur, alternance : mono/polythéisme, tolérance, épistémologie.

Rousseau : religion civile, religion de l'homme et du citoyen, religion du philosophe et du théologien, la conscience.

Kant : connaissance et morale, raison et religion comme véhicule, vers la religion pure.

Herder : langage, mots, sentiments, métaphores, étymologie, tradition.

Schleiermacher : religions positives, le malentendu, contemplation, le discours.

Hegel : nature et conscience, nature et esprit, pensée et choses, sujet et objet, représentations.

Schopenhauer : volonté, vouloir-vivre, ascèse, mysticisme.